Jean-Claude Anaf

Commissaire-priseur depuis 1975

« Une chose est certaine, on ne réussit pas impunément. Certes, il y a le facteur chance, mais rien n'est acquis. Il faut savoir se remettre en question ; c'est l'un de mes grands principes de vie ».

Identité

Nom : Jean-Claude Anaf

Date de naissance : Né le 21septembre 1947

Ville de naissance : Grenoble

Pays de naissance : France

Parents : Fils de Elie Anaf, fourreur et de Liliane Gabay

Taille : 1.75m

Poids : ~70 kilos

Coordonnées

Adresse : 15 place Jules Ferry 69006 Lyon, France

Email : jc.anaf@anaf.com

Téléphone : +33 4 37 24 12 41

Résidence : Lyon 6ème

Études & Diplômes

Études : Lycée Champollion et Université de droit et de sciences politiques de Grenoble

Diplômes : Licencié en droit

Centres d'intérêt

Sports : Ski, tennis, golf

Loisirs : Art, Objets d'arts, Litterature, Voyages

Références sur le web

Site Web : www.anaf.com

Article sur la légion d'honneur : www.lyonpeople.com/...

Automobile : www.2c-partenaires.com

Hôtel des ventes : Gare des Brotteaux : www.aguttes.com

Collaborateurs

  • Jean Martinon
  • Suzanne Roux
  • Jean-Patrice Bernard
  • Etienne de Baecque
  • Dominique Miniau
  • Anne Sapin
  • Sandrine Gallardo
  • Salim Cherigi
  • Eric Vignier
  • Geneviève Leonhardt
  • Luc Revy

Carrières

Fonction actuelle : Commissaire-priseur depuis 1975

Parcours Prorofessionnel : Après avoir été stagiaire chez le commissaire-priseur Pierre Blache à Grenoble pendant quatre ans, il s'associe en 1974 avec Me Françoise Herment-Mochon à Lyon. Deux ans plus tard, il monte sa propre étude quai Augagneur. Et en 1989, il décide de s’installer dans l'ancienne gare des Brotteaux et de s'associer cinq ans plus tard avec Me Jean Martinon. Il ouvre un second Hôtel des Ventes à Saint-Priest.

Décoration(s) : Chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite et des Arts et des Lettres.

Articles de presse

Jean-Claude Anaf : Je n’ai pas peur de la concurrence

"Je n’ai pas peur de la concurrence"

Article du magazine papier "Objectifs Rhône-Alpes Spécial Lyon" - Février 2002

La plupart des 40 commissaires-priseurs de la région sont inquiets, très inquiets, car la réforme de leur profession les prive de leur statut privilégié qui leur permettait d’être les seuls à pouvoir organiser des ventes aux enchères. Depuis quelques semaines, le marché est effectivement ouvert à la concurrence. Et pour résister, ces officiers ministériels n'ont pas le choix : ils doivent devenir da vrais chefs d'entreprise, communiquer, innover...

D’où leur inquiétude. Une exception dans cette profession : le commissaire- priseur lyonnais Me Jean-Claude Anaf qui affiche un bel optimisme, il faut dire que son étude pèse déjà lourd. Avec 38,1 millions d'euros de chiffre d’affaires' (250 millions de F), c’est la cinquième étude française. Ce qui contribue largement à faire de Lyon la deuxième ville de France pour les ventes publiques. Mais pour faire face à cette libéralisation. Me Anaf vient de créer deux sociétés anonymes. Et il semble déterminé à ne pas baisser les bras face aux grands groupes comme Christie’s qui qui ont déjà lancé leurs premières ventes à Paris et qui s'intéressent à la région.

Interview.

Je me suis imposé grâce à une idée qui était révolutionnaire à ('époque : organiser des ventes aux enchères dans des hôtels de luxe comme le Sofitel à Lyon. Ce qui était totalement novateur. Du coup, ça m'a fait connaître et ça m'a permis de conquérir une clientèle beaucoup plus haut de gamme. Mon installation à la gare des Brotteaux en 89 m'a fait connaître, du jour au lendemain, dans toute la France. Ce qui était pour moi une belle revanche car je n'avais plus cette étiquette de petit provincial. Mais surtout, cette gare m'a permis d'imposer la marque Anaf dans le monde de l'art. Même si beaucoup m'ont pris pour un fou à cette époque. Les compagnies anglo-saxonnes comme Sotheby's ou Christie's vont faire main basse sur le marché de l'art en France pour pouvoir vendre les pièces à Londres. Ce qui leur évitera de payer des taxes en France. Du coup, les petits commissaires- priseurs seront réduits à organiser de petites ventes pas très lucratives. J’ai été l'un des premiers à défendre la réforme car je pense que la concurrence est très saine et qu'elle va dynamiser le marché. Et si des Christie's et des Sotheby's s'installent à Lyon, ça prouvera au moins que Lyon est devenue une place majeure du marché de l'art. Ça sera une véritable reconnaissance inter­ nationale.

Comment vous êtes devenu commissaire-priseur ?

Jean-Claude Anaf : Mes parents, qui étaient des passionnés de ventes aux enchères, collectionnaient aussi bien des tableaux modernes que du mobilier Napoléon III. C’est pour ça que très jeune, j ’ai été plongé dans cette ambiance. Vos parents travaillaient dans le marché de l'art ?
Pas du tout. Mon père était fourreur à Grenoble. Mais ce sont eux qui m ’ont trouvé un stage chez Me Pierre Blache qui était un grand commissaire-priseur grenoblois et chez qui j’ai appris le métier pendant quatre années.

Qu'est-ce qui vous a plu dans ce métier ?


Curieusement, je n ’ai pas fait ce métier par amour de l’art car ma vraie passion, c’est la vente. J’adore l’atmosphère des salles de ventes, organiser une vente, affronter le public et le convaincre de vous faire confiance...

Comment vous vous êtes lancé ?

Après avoir obtenu mon diplôme de commissaire-priseur, j’ai quitté Grenoble 1974 pour Lyon où je me suis associé avec Me Françoise Herment-Mochon qui était installée dans la Presqu'île.

Pourquoi avoir choisi Lyon ?

Parce que j’étais un vrai provincial. Et je voulais prouver qu’on pouvait aussi bien réussir en province qu’à Paris, même si à l’époque Paris avait le mono­ pole du marché de l’art en France.

Comment vous vous êtes développé ?


Au bout de deux ans, j ’ai décidé de créer ma propre étude car je n ’avais pas vrai­ ment la même conception du métier que mon associée qui ne s’intéressait qu’au marché de l’art. Alors que moi, je voulais innover en me lançant par exemple dans la vente de voitures.

Combien vous avez investi pour lancer votre étude ?


170 000 euros (1,1 million de F). C ’é­ tait en 1980. Mes parents m ’ont aidé mais ça a été difficile car je repartais presque de zéro. Mais je me suis imposé grâce à une idée qui était révolutionnaire à l’époque : organiser des ventes aux enchères dans des hôtels de luxe comme le Sofitel à Lyon ou au Palais des Congrès. Ce qui était totalement novateur. Du coup, ça m ’a fait connaître mais surtout ça m ’a permis de conquérir une clientèle beaucoup plus haut de gamme. Mais mon entreprise n ’a vraiment décollé que dans les années 90.

Le déclic ?

Mon installation à la gare des Brotteaux en 89. Du jour au lendemain, j ’ai été connu dans toute la France. Ce qui était pour moi une belle revanche car je n ’avais plus cette étiquette de petit provincial. Mais surtout, cette gare m’a permis d’imposer la marque Anaf dans le monde de l’art. Ce qui m’a permis d’augmenter mon chiffre d’affaires de 60 % dès la première année. Et aussi de faire de Lyon-Brotteaux la deuxième place des ventes publiques en France derrière Drouot,

Pourquoi ce choix de la gare des Brotteaux ?


Toujours le hasard. C’est Me Lamy, un grand avocat lyonnais, qui m’a parlé de cette gare fermée depuis 1982. On projetait de la détruire totalement si personne ne la rachetait. Me Lamy était persuadé qu’elle ferait un fabuleux hôtel des ventes. Moi, je n’étais jamais rentré à l’intérieur de cette gare.

Ça a été un coup de cœur ?

Plutôt un coup de poker. J’ai misé gros sur cette gare de 980 m2qui m ’a coûté plus de 2,3 millions d’euros (15 millions de F) en comptant tous les travaux de rénovation. Beaucoup m ’ont pris pour un fou à cette époque. D’ailleurs, à Lyon, la plupart des notables m ’at­ tendaient au tournant en souhaitant que j ’échoue. En revanche, beaucoup de Lyonnais m’ont spontanément encouragé car en m ’installant aux Brotteaux, je sauvais ce bâtiment qui a toujours fait partie du patrimoine de la ville.

Votre stratégie de développement ?

Très vite, j ’ai décidé de m ’associer avec l'un de mes amis, Me Jean Martinon. C’était en 94. On réalisait à l’époque plus de 15,2 millions d ’euros de chiffres d’affaires (100 millions de F).

Le rôle de Me Martinon ?

Lui, c’est un vrai passionné d ’art. Avant de passer le concours de commissaire-priseur, il était professeur d’histoire et de géographie. Mais c’est aussi quelqu’un qui a beaucoup de flair et d ’intuition. Il sait sélectionner et découvrir un meuble ou un tableau intéressant. C ’est un homme de terrain, c’est lui qui trouve et expertise les objets avant de les mettre aux enchères. Aujourd'hui, quelles sont les spécialités de votre étude ?
En fait, je suis l’un des rares commissaires-priseurs à ne pas être spécialisé. Je réalise aussi bien des expertises, des estimations mais aussi des ventes d ’objets d ’art, de voitures, d ’objets industriels ou des ventes judiciaires.

L'activité qui marche le mieux ?

La vente de voitures qui représente près de 60 % de notre chiffre d'affaires. On vend près de 7 000 voitures par an pour un montant total de 22,9 millions d’euros (150 millions de F). Alors que la vente d’objets d'art représente 35 % de notre chiffre d'affaires et le reste, ce sont les ventes judiciaires. D'où viennent tous ces objets que vous vendez ?
Les origines sont très diverses. C i peut venir d’une succession, du dépôt de bilan d’une entreprise... Mais le plus souvent, ce sont des gens qui viennent spontanément nous apporter un meuble ou un tableau qu'ils veulent vendre.

Et vous acceptez tout ?

Non, bien sûr. On sélectionne, on vérifie les origines, on réalise une estimation... Et surtout, on organise la vente de ces objets. En fait, on a trois grands types de vente : les ventes ordinaires où il y a une grande variété d’objets et de meubles, les ventes spécialisées comme les ventes de timbres ou de monnaies et les grandes ventes de prestige.

Votre gamme de prix ?

Ça va de 5 euros à plusieurs millions d’euros. Tout dépend bien sûr de ce que je vends.

Vos plus belles ventes ?

J’ai réalisé plusieurs records mondiaux. Comme par exemple la vente du “Clown” de Bernard Buffet pour 840 000 euros (5,5 millions de F) ou la vente d’une lampe Gallet en 81 pour 100 000 euros (650 000 F)...

Combien réalisez-vous de ventes chaque année ?


Je vends tous les jours, soit le matin soit l’après-midi. Mais une vente peut durer 10 minutes comme elle peut durer plus de 8 heures d’affilée. Mais chaque vente est une véritable représentation théâtrale. Il faut savoir capter l’ attention du public et pour ça, il faut jouer un rôle d’acteur. Exemple, il faut savoir plaisanter avec son public pour le détendre, hausser le ton pour se faire respecter... C’est à chaque fois un véritable one-man-show. Et c’est ce qui me plaît dans ce métier.

Le profil de votre public ?

Tous les milieux sociaux sont représentés car les ventes sont publiques. Du coup, contrairement à ce que certains croient, les ventes aux enchères ne sont pas du tout réservées à une élite sociale. Au contraire.

Les qualités qu'il faut avoir pour être un bon commissaire-priseur ?


Il faut avoir de la mémoire. Mémoire des chiffres, des lieux, des détails, des gens... Mais aussi avoir de l’intuition, c’est-à-dire savoir si l’objet a de la valeur ou non, si ça va se vendre. La principale difficulté, c’est de ne pas prendre parti pour un objet. Un bon commissaire-priseur doit rester totalement indifférent à l’objet qu’il présente.

Comment vous vous rémunérez ?

L’acheteur et le vendeur me payent entre 1 % et 15 % du prix de vente. Tout dépend du type d’objet et de sa valeur. Par contre, certains tarifs sont imposés sur les ventes judiciaires.

C'est une activité conjoncturelle ?

Oui. En période de crise, on vend moins d’objets d’art alors que les ventes judiciaires ont tendance à progresser. Ce qui est le cas aujourd’hui même si curieusement, ce sont les œuvres d’art les plus chères qui se vendent le mieux.

Vos concurrents ?

Il y a une quinzaine de commissaires-priseurs à Lyon, quarante dans la région. Mais mes principaux concurrents sont à Paris, comme Me Tajan par exemple. Mais avec la réforme des

Ce que change cette réforme ?

Depuis le 18 juillet, les commissaires-priseurs n’ont plus le monopole des ventes aux enchères. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui n’importe qui peut organiser une vente aux enchères. Notamment les grandes compagnies étrangères qui débarquent sur ce marché qui devient un marché comme un autre. En fait, on a perdu notre statut d’officier ministériel pour devenir de véritables chefs d’entreprise.

Mais vous étiez déjà d'abord et avant tout un chef d'entreprise ?

Non, jusque-là, j’ai toujours vécu dans un univers professionnel ultra encadré et protégé. Aujourd'hui, je dois affronter de plein fouet le marché. C ’est une véritable révolution culturelle pour moi mais aussi pour toute la profession.

Concrètement, comment va évoluer votre activité ?


Jusqu’à présent, j’exerçais mon activité dans le cadre juridique d’une société civile professionnelle, comme un notaire ou un avocat. Mais avec cette réforme, pour continuer mes ventes aux enchères, j’ai dû créer deux sociétés : Anaf Arts Auction pour la vente d’objets d’arts à Lyon Brotteaux et Anaf Autos Auction pour la vente de voitures à Saint-Priest. Finale­ ment, je deviens un véritable chef d’entreprise.

Comment réagissent les autres commissaires-priseurs ?


Assez mal car c’est difficile de s’improviser chef d’entreprise. D’autant plus que pour exercer cette activité, il faut l’agrément du conseil des ventes. Ce qui exige d’apporter des garanties financières pour obtenir le cautionnement des banques et des compagnies d’assurance. Du coup, seules les grosses études vont pouvoir faire face à ces exigences. Et pour survivre, les petites études devront se regrouper.

Le montant des garanties que vous avez dû apporter ?


2,3 millions d’euros (15 millions de F) pourAnafArtsAuctionet6,1millions d’euros (40 millions de F) pour Anaf Auto Auction.

Et vous, cette nouvelle concurrence vous fait peur ?

Non, au contraire, ça me motive. D ’ailleurs, j’ai été l’un des premiers à défendre la réforme car je pense que la concurrence est très saine et qu’el­ le va dynamiser le marché. Et si des Christie’s et des Sotheby’s s’installent à Lyon, ça prouvera au moins que Lyon est devenue une place majeure du marché de l’art. Ça sera une véritable reconnaissance internationale.

Mais ça va vous imposer de baisser vos tarifs ?


Il va y avoir sans doute une guerre des prix car les tarifs seront fixés librement par les organisateurs de ventes aux enchères. Mais ce sera une bonne chose car le client sera forcément gagnant, ce qui va donc l’encourager à davantage s’intéresser aux ventes aux enchères.

Vos objectifs chiffrés ?

Aujourd’hui, je réalise 38 millions d’euros (250 millions de F) de chiffre d’affaires avec 25 salariés. Ce qui fait de mon étude la cinquième étude française. Mais mon objectif est de continuer à me développer. L’année prochaine, je vise une progression de 3% de notre chiffre d’affaires.

Comment vous allez vous développer ?


En continuant à innover, comme je le fais depuis plus de 25 ans. J’ai par exemple décidé de louer l’hôtel des ventes des Brotteaux à des entreprises pour organiser des événements haut de gamme, des séminaires, des congrès ou des soirées. A la fois afin de rentabiliser cet investissement et aussi de promouvoir mon activité. Mais je vais également continuer à investir dans la communication pour laquelle je dépense chaque année plus de 900 000 euros (6 millions de F).

Vous allez racheter de petites études en difficulté ?


Non, ça ne m’intéresse pas. Je préfère plutôt faire partie d’un groupe pour développer mes activités, comme c’est le cas pour les voitures. D’ailleurs je suis déjà membre du groupe des commissaires-priseurs réunis (CRP) qui est aujourd’hui le premier groupe français de ventes aux enchères d’automobiles. Aujourd’hui, groupes pour que les sociétés commerciales aient plus de pouvoir sur le marché de l’art notamment.

Et vous avez été approché par de grands groupes comme Christie's
ou Sotheby's ?


Oui, j’ai eu plusieurs propositions que m’ont faites différents investisseurs étrangers. Mais je n’ai pas l’intention de vendre. Et je n’ai pas peur de la concurrence y compris de grands groupes comme Sotheby’s et Christie’s.

Vous n'envisagez vraiment pas
 de vendre ?


J’avoue que ces dernières années, j’envisageais sérieusement d’arrêter ce métier car je commençais à m’ennuyer. Mais aujourd’hui, cette réforme est un formidable stimulant car pour moi, c’est une nouvelle aven­ture qui commence. C'est un vrai défi pour un commissaire-priseur de devenir chef d’entreprise alors que jusque-là, on vivait dans un univers très protégé.

Je me suis imposé grâce à une idée qui était révolutionnaire à ('époque : organiser des ventes aux enchères dans des hôtels de luxe comme le Sofitel à Lyon. Ce qui était totalement novateur. Du coup, ça m'a fait connaître et ça m'a permis de conquérir une clientèle beaucoup plus haut de gamme.

Mon installation à la gare des Brotteaux en 89 m'a fait connaître, du jour au lendemain, dans toute la France. Ce qui était pour moi une belle revanche car je n'avais plus cette étiquette de petit provincial. Mais surtout, cette gare m'a permis d'imposer la marque Anaf dans le monde de l'art. Même si beaucoup m'ont pris pour un fou à cette époque.

Les compagnies anglo-saxonnes comme Sotheby's ou Christie's vont faire main basse sur le marché de l'art en France pour pouvoir vendre les pièces à Londres. Ce qui leur évitera de payer des taxes en France. Du coup, les petits commissaires- priseurs seront réduits à organiser de petites ventes pas très lucratives.

J’ai été l'un des premiers à défendre la réforme car je pense que la concurrence est très saine et qu'elle va dynamiser le marché. Et si des Christie's et des Sotheby's s'installent à Lyon, ça prouvera au moins que Lyon est devenue une place majeure du marché de l'art. Ça sera une véritable reconnaissance inter­ nationale.

Dossier réalisé par Stéphanie Pioud